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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 22:26

Ma tante fut pensionnaire, dans une maison de retraite. Ma fille, lorsqu’elle allait la voir, était scandalisée de voir toutes ses personnes, assises sans occupations, sans même se parler, dans le hall d’entrée, ne sachant pas bien elles-mêmes si elles vivaient ou si elles étaient déjà mortes… Avec l’intransigeance de la jeunesse, elle râlait : c’est inhumain de les laisser traîner comme cela ! ça sert à quoi ?

Et un jour, elle est revenue bouleversée, un sourire jusqu’aux oreilles et une larme au coin de l’œil.

- Rien n’est jamais fini, maman ! J’ai croisé Madame X… en allant voir tatie, et elle m’a dit : "je suis pressée : je vais chez le coiffeur, parce que mon amoureux vient me voir cet après-midi !"

Madame X… avait 92ans…

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:12

Ceux qui parmi vous me connaissent un peu savent ma peur viscérale des araignées. Même de la plus petite, la plus inoffensive !

Or, un jour… Oui, cela commence comme une histoire, écarquillez vos yeux ! Un jour donc, - je devais avoir 8 ans - dans le lavoir de notre cour, lequel lavoir jouxtait la remise du bois (et de bien d’autres choses !) je vois une grosse araignée, bien velue, bien dodue, bien énorme, en train de se noyer. Dans la maison, d’accord, c’est chez moi ! (et accessoirement chez mes parents) Mais dehors, c’est le domaine des animaux, quels qu’ils soient. Je veux donc entreprendre le sauvetage. Il fallait faire vite !

J’avise une des longues perches que ma mère utilisait pour ramer les haricots grimpants, je me camoufle comme je peux derrière la porte, et plonge la rame dans l’eau du lavoir. Evidemment, la pauvre bestiole s’empresse de se cramponner à ce bâton de sauvetage. Mais

moi !!! Moi, j’ai l’impression qu’elle va me sauter dessus, je lâche tout ! Voilà ma bestiole qui patauge à nouveau.

Jacky, du courage ! Cette bête a le droit à la vie ! Allez ! Recommence ! De toute façon, tu n’as jamais vu une araignée sauter ainsi !

Je reprends mon long bâton (il fait plus de deux mètres, tout de même). Je le tends de nouveau

à la naufragée, toujours en me mettant le plus possible à l’abri derrière l’embrasure de la porte.. Bien sûr qu’elle veut vivre ! Bien sûr qu’elle commence à se cramponner ! Hélas ! Bien sûr que je lâche tout à nouveau…

Jacky ! tu n’as pas honte ? Regarde comme elle se débat ! Bon, non, ne regarde pas, mais reprends ton bâton…

Alors, pour la troisième fois… On dit bien « jamais deux sans trois » ! et cette fois, quand j’ai vu l’araignée, bien noire, bien poilue… bien trempée, accrochée au bâton, j’ai fermé les yeux, tout jeté au milieu de la cour, et j’ai filé à toutes jambes ! Sans même lui laisser le temps de me remercier. Mais je me demande si elle y aurait vraiment pensé ?Elle devait surtout avoir envie de retrouver son trou…

Mon histoire n’est pas finie ! Quelques années après, nous avions une « composition française » à faire : « racontez un sauvetage que vous avez vu ou auquel vous avez participé. »

Un sauvetage ? Non, je n’avais participé à aucun sauvetage ! Sauf, bien sûr, celui de pas mal de bêtes et bestioles, petites ou grosses… Tiens, justement ! « mon » araignée ! J’ai donc raconté le sauvetage de l’araignée… J’ai eu 19 sur 20 ! Vive les araignées !!!

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:04

Ma fille et son amie, encore jeunettes, allaient dans un de ces asiles pour les personnes âgées comme il n’en existe heureusement plus (mais est-ce si sûr ?) visiter une voisine placée là.

 

Voyant la porte d’une chambre ouverte, ma fille entre saluer une petite vieille,  toute ratatinée dans son fauteuil. Devant elle, des allumettes bien rangées.
- Que faites-vous, mamie, avec ces allumettes ?

La vieille, de ses doigts comme des serres, agrippe cette main juvénile. Elle semble boire ces paroles qui s’adressent à elle, à la personne qu’elle est, et non à la pensionnaire objet de soins ennuyeux.

- ah ! tu vois, petite… Chaque fois que la cloche sonne, j’en prends une là, et je la mets de l’autre côté. Et quand je n’ai plus d’allumettes dans ce côté, c’est que c’est enfin l’heure d’aller manger, de se coucher…

 

Je puis vous assurer que les deux gamines n’ont pas très bien dormi, cette nuit-là…

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 15:24

mal-de-tete.jpg

     Quand j’étais toute jeune, j’avais toujours mal à la tête, d’une façon permanente, mais avec des crises très violentes. Ma dévouée maman, lasse de me trimballer d’un médecin à l’autre, décida d’essayer un médecin homéopathe. Là, j’ai eu une pluie de questions. Il voulait savoir quand j’avais mal à la tête. Et moi, je croyais que tout le monde avait toujours mal à la tête ; exactement comme on voit ou que l’on entend… Il était difficile de nous comprendre ! Finalement, il me demande : mais, en ce moment, est-ce que tu as mal ?

     Et moi, ne sachant comment m’expliquer, je lui réponds : ben… j’ai mal comme on a mal quand on n’a pas mal !

     A la tête qu’il a fait, essayant de démêler le vrai sens de cette réponse, je me suis dit que j’avais été impolie ou stupide ? Dans le silence qui a suivi, j’ai tellement retourné la phrase dans ma tête que du coup je ne l’ai jamais oubliée !

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:37

miette de thonJe vous ai parlé de ma tante : il s’agissait de ma tante Jenny, une tante-poupée, toute petite, toute mignonne et gracieuse.

J’avais dû arrêter les classes, et j’étais partie chez elle pour être soignée à Toulouse.

Chez ma tante, c’était formidable… sauf à l’heure des repas !

Elle avait beau me faire tout ce que j’aimais, je n’avais pas d’appétit. Et les médecins étaient formels : je devais manger…

La seule chose que ‘aimais, en passion, c’étaient (et c’est encore) les miettes de thon à l’huile.
Alors, elle avait acheté un énorme bocal, qu’elle avait placé en haut d’un placard, hors de mon atteinte. Elle me mettait à table en face du placard, dont elle ouvrait la porte, pour que je sois bien tentée !

« Si tu finis ton assiette, tu auras des miettes de thon ! »

Hélas ! Même ainsi, je ne finissais pas souvent mon assiette, et le placard se refermait inexorablement sur l’objet de ma convoitise… 

 

Jacky

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:04

J’étais entrée à "l’école supérieure" directement en 5°, ayant sauté ma 6°. Mais ma santé étant défectueuse, j’avais peur de ne pas arriver au brevet, et donc de n’avoir aucun examen en bagage.

Je m’entendais fort bien avec tous mes professeurs, malgré un tempérament, disons… un peu volcanique. Notre prof de français, une femme merveilleuse, n’arrivait pas à m’empêcher de clamer la réponse avant même qu’elle ait fini sa question ;  Pourtant, avant chaque question, elle me disait : "vous, Bikinette, taisez-vous !" Mais rien n’y faisait… Je jaillissais sur mon banc en donnant la réponse.

BIKINETTE ? C’est  le surnom qu’elle me donnait, car c’était le moment des expériences atomiques à Bikini… C’est vous dire si j’étais sage !

A moitié année, mes maux de tête faisant que j’étais de plus en plus souvent absente, je me suis dit qu’il fallait que je passe mon certificat : mais,, venant  du secondaire, il me fallait l’autorisation de l’inspecteur d’académie. Et il se trouvait que celui dont je dépendais était le mari de ma prof de français. Je convins donc d’un rendez-vous avec elle, et nous voilà ma mère et moi, au rendez-vous. Le malheur, c’est qu’il ne se souvenait pas du tout, mais pas du tout, que sa femme lui ait parlé de moi. "Non, Jacqueline Planté, cela ne me dit…. Ah ! Mais vous êtes Bikinette !"

Essayez, essayez d’imaginer ma honte ! J’aurais voulu rentrer sous terre !

J’ai passé mon certif, et heureusement, car j’ai dû arrêter très vite l’école.

Mais j’avais au moins le certificat d’études !

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 11:29

wagon.jpgJe me souviens d’un voyage vers Toulouse avec ma tante, dans les wagons de l’époque qui avaient des compartiments séparés par des demi-cloisons.

Et qu’est-ce que j’entends de l’autre côté ?

Non, ce n’est pas le grincement des roues, même idéalisé par mes 10 ans.

Ce sont bel et bien les notes d’une guitare !

Je monte debout su la banquette (oui, oui, avec mes chaussures, au grand dam de ma tante !) pour jeter un coup d’oeil par dessus la cloison.

Je découvre, émerveillée, toute une famille de gitans, et un jeune garçon, à peu près

de mon âge, jouant de la guitare. Evidemment, des airs à la mode !

Evidemment, des airs que je connaissais !

Alors, il jouait, je chantais…

Ah ! Le beau voyage que j’ai fait ce jour-là !!!

 

Jacky

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 11:22

Régulièrement Jacky parle de son passé, de son vécu... de sa vie ! Et très vite elle nous narre des vécus cocasses, amusants...

Je lui ai demandé d'écrire, au fil de ses retours en arrières, ces moments... Les voici, avec ses mots, sa verve, son rire...

 

Yvonne

 

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Souvenirs pêle-mêle… Souvenirs d’enfance…

Comment les classer ? Comment même leur rendre un peu de leur saveur ?
Ils sont en moi comme ces cartes postales surannées aux couleurs pâlies…
Mais il suffit que je ferme les yeux pour qu’ils retrouvent toute leur fraîcheur !

 

Jacky

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