Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 11:11

 

Les lumières la nuit… Lorsque le soir descend

Et que l’obscurité s’installe doucement,

J’aimais, étant enfant, aller à Bellevue.

De là-haut, Oloron, ses rues, ses avenues,

Se noyait lentement dans une nuit profonde

Et qui pour mes sept ans était la fin du monde.

L’éclairage public était parcimonieux.

La fin de guerre oblige. C’était en 42 ;

De là-haut je voyais les maisons qui soudain

Allumaient leurs fenêtres. La poule et ses poussins…

J’imaginais la mère, après un jour d’usine,

Retrouvant ses enfants et surveillant leur mine,

Écoutant les leçons, préparant le diner…

Puis le pas lourd du père qui, dans le jardinet,

Arrivait harassé par un travail trop lourd…

Ou bien la jeune fille, rentrant après ses cours…

Peut-être l’épicier, soucieux des pénuries

Annoncées pour bientôt : le sucre ou bien le riz…

La jeune institutrice qui toujours se désole

De voir ses petits si pâles à l’école…

Un rectangle éclairé, une nouvelle vie

Que je m’imaginais ainsi à l’infini…

J’étais très à l’abri des suites de la guerre,

Mais je voyais fort bien ses suites de misères.

Et je m’émerveillais pourtant, quand, dans la nuit,

Je voyais s’allumer ces rectangles de vie…

 

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:22

Madame De Ferté reçoit ses invités :
Dentelles et cristal, champagne et petits fours :
Conversations feutrées ou chacun, tour à tour
parle pour ne rien dire, mais d'un ton distingué !


Madame de Ferté regarde tous ces hôtes,
et elle sait déjà ce qu'ils diront demain,
jaloux de sa richesse, de sa position haute,
dissimulant leur fiel avec un baise-main...


Les invités partis, une gent domestique
discrète et affairée remet tout en l'état,
et le salon bien vite reprend son air classique.
Madame de Ferté s'étend sur le sofa.


Devant elle s'étend la soirée morne et triste
Madame de Ferté ne connaît point d'amis.
On sonne ! qui est-ce donc ? Mais ce n'est qu'un fleuriste,
simple remerciement avec un mot poli.


Que faire, et comment vaincre la solitude,
compagne trop fidèle des trop longues journées ?
Comment, jour après jour, année après année,
supporter cette amie si fidèle et si rude ?


Elle s'est bien essayée dans le bénévolat.
mais son titre et son nom inquiètent tout le monde.
Elle peut faire des dons, mais chacun à la ronde
répond qu'en ce moment, non, ils n'embauchent pas...


Madame de Ferté traîne sa triste vie :
dentelles et cristal, champagne et petits fours.
Et le vide de l'âme et le manque d'amour,
distillent dans son coeur la tristesse et l'ennui...

 

Jacky

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 16:59

                                               automne.jpg

 

Automne rutilant, Automne merveilleux

Qui offrez vos splendeurs à nulle autre pareilles,

Qui incendiez le bois, le taillis et la treille,

Nous offrant vos splendeurs pour égayer nos yeux…

 

Je n’avais jamais vu tant de magnificence !

Votre éclat cette année, Automne, est sans pareil.

Vos couleurs éblouissent et la terre et le ciel :

Une feuille qui tombe, et c’est de l’or qui danse !

 

Tout au long des chemins du beau pays de France,

Les forêts traversées semblent de flamme et d’or.

Dans le vent malicieux tournent les feuilles encor

Pour un dernier éclat, un dernier tour de danse.

 

Hiver va arriver, et toute sa blancheur

Essaiera d’effacer ces brillants souvenirs.

Mais ses flocons partout pourront bien refleurir,

Votre lumière, Automne, restera en nos cœurs

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 16:29

 Caprices du temps, et le printemps tarde !

Où se cache-t-il ? Comment l’appeler ?

Chacun aimerait pouvoir le trouver,

Oublier enfin que l’hiver s’attarde…

Pourtant, çà et là, les humbles violettes,

.les narcisses d’or Les crocus striés

Semblent bien vouloir nous faire oublier

Que l’hiver tardif n’en fait qu’à sa tête.

Faisons donc comme eux,  chantons le printemps !

Bientôt le soleil sera de la fête.

Oublions l’hiver, relevons la tête !

Et, dans notre cœur, il fera beau temps…

 

 

Jacky Questel

 

 

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 21:31

Récemment, dans un atelier d’écriture, voici la question qui nous était posée :

 

Quelle es votre recette de vie ? Déclinez-là comme une recette de cuisine (les ingrédients en premier !)

 

Voici donc ma « recette de vie » !!!



 Recette de vie de Jacky

 

 

 

100 Gr de tolérance

100 Gr de libertés

300 Gr d’amour bien débarrassé d’égoïsme

1 verre de bonne humeur

1 verre de sourires

Contacts divers et variés

 

Verser dans une terrine la bonne humeur et vos sourires ( les sourires les plus savoureux sont ceux donnés dans les situations ,ou aux personnes difficiles.)

Faire mousser et doubler de volume .

Incorporer les amours, amour de la vie, amour de soi, amour de la nature, amour des autres, tous les amours donnent le même résultat, s’ils ont été bien débarrassés de tout égoïsme.

Dans une 2ème terrine, amalgamer la tolérance et les libertés. Ne pas oublier la liberté que l’on se donne soi-même de vivre pleinement notre vie.

Attention à la tolérance si elle est aigrie, elle peut devenir laxisme. Frontière très difficile à déterminer, rester prudents.

Mélanger les 2 appareils la pâte doit être légère et mousseuse. Dans le cas contraire, rajouter de la joie de vivre en battant bien, jusqu’au résultat désiré.

Parfumer à volonté avec des contacts personnels, divers et variés, en prenant bien garde de ne pas juger.

Faire cuire au soleil de la Vie. Déguster chaud ou froid à toute heure.

Ce gâteau n’est bon que s’il est partagé ….

Arroser d’optimisme.

 

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 21:37


Un feuillage léger frissonne dans le vent.

Eclaboussant les prés de leurs gouttes de sang

Les fiers coquelicots se balancent, s’agitent,

S’inclinent poliment devant les marguerites,

Et poursuivent entre eux des dialogues sans fin,

Par les champs, par les prés, sur le bord des chemins.

Leurs corolles de soie, si belles, si fragiles,

Semblent danser au vent sur les tiges graciles.

Ila avaient disparu de nos prés et nos champs,

Traqués par les paysans à coup de désherbant.

Mais voici qu’à nouveau comme un rire joyeux

Nous retrouvons enfin leurs calices soyeux,

Leur cœur d’or, leur beauté, parmi les herbes folles.

Au long des autoroutes on voit leur farandole,

Ils mettent des bijoux sur les moindres talus,

Se balançant gaiement sur leurs tiges velues.

Boutons de soie fripée ou corolles ouvertes,

Vous charmez nos regards. Votre beauté offerte

Se donne sans compter tout aux long des chemins,

Grimpant sur les talus, couronnant les ravins.

Merci, oh douce fleur de notre douce France

Qui rallume en nos cœurs nos souvenirs d’enfance !

Offrez-nous vos beautés, étalez vos splendeurs,

Réjouissez, enfin, et nos yeux et nos cœurs !


Jacky Questel

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 14:42

Les néons agressifs illuminent la rue.
Sur les pavés mouillés une lumière crue

Projette ses reflets aux couleurs d’arc-en-ciel.

Tout soudain, sur les murs, on voit mille soleils,

Des lumières tournant en dessinant des lignes.

Des arbres et des fleurs semblent nous faire signe.

Cette rue de Paris, pour fêter la Noël,

Offre Vasarely en lueurs de soleil,

En étoiles qui tournent, en lignes imprévues.

Eclatement de joie au long de l’avenue…

Soudain sur le pavé, s’ouvrant comme deux fleurs,

Les projecteurs envoient les contours de deux cœurs.

Leurs lignes s’entrecroisent, se cherchent, se retrouvent,

Se cachent brusquement sous la nuit qui les couvre.

 

Est-ce ainsi que nos cœurs se cherchent dans la nuit ?

Chacun a sa lumière, et l’un pour l’autre luit.

Ainsi va l’amitié, ainsi va la tendresse.

Comment peut-on savoir à qui nos cœurs s’adressent

Quand, brûlant dans la nuit, isl semblent appeler ?

Si un ami répond, comment le repérer ?

Mais toujours, des obstacles, l’ami ou le copain

Saura bien triompher pour nous tendre la main !...

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 21:19

La Bretagne au ciel clair, la Bretagne au ciel gris.

La Bretagne aux rochers, aux ajoncs, aux bruyères.

Ses côtes découpées où danse une onde claire.

L’océan et ses vagues et ses grands oiseaux gris.

 

Mais surtout l’on peut voir, en grande luxuriance,

Les hortensias fleuris, splendides, colorés :

Blanc nacré, rouge vif, roses ou saumonés

En haies ou en massifs que la brise balance.

 

Par-dessus les murets de granit gris ou rose

Ils semblent nous jeter un regard curieux.

Sous les ciels clairs ou gris, ils sont en camaïeu,

Présentant aux passants des fleurs à peine écloses.

 

Où bien l'on aperçoit, près des clôtures blanches,

De beaux massifs de fleurs et de feuillages drus :

Ils nous disent bonjour, et que rien n’est perdu

Même alors que la pluie fait plier chaque branche.

 

Sous le ciel clair et frais de la douce Bretagne,

Comme ils sont généreux ! Pourtant si différents

Des fleurs de mon pays, mon Béarn éclatant

Avec son ciel si bleu et ses vertes montagnes.

 

Fleurs hortensias partout ! Sur chaque bord de route,

Couronnant les fossés, illuminant les cours,

Décorant les jardins, fleurissant mon parcours :

Touriste émerveillée, je les admire toutes.

 

Elles sont si jolies ! Et leurs douces couleurs

S’harmonisent si bien avec tous ces paysages…

Elles semblent ainsi, débonnaires et sages,

Nous offrir la beauté, le charme et la douceur.

 

Hortensias ! Hortensias ! Ô fleurs de mes vacances !

Vous resterez pour moi un souvenir si doux…

Car, sous le clair soleil ou le ciel en courroux,

Vous m’avez apporté la joie et l’espérance.

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 15:41

De quoi pouvons nous rire, si ce n’est de nous-même ?

Nos travers sont nombreux, et nos défauts idem !

Au physique déjà, nous avons des regrets :

Pourquoi nous lamenter d’être trop enrobés,

Ou bien, tout au contraire, d’être des échalas ?

Chacun est comme il est, un point c’est tout ! voilà !

Et que penser alors de toutes nos faiblesses ?

Nous sommes étourdis ? La mémoire traîtresse

Nous fait défaut soudain ? Nous cherchons vainement

Le nom de cet ami, la place de ce gant ?

Rire de nos oublis, nos bêtises extrêmes

Me semble un sûr garant de demeurer nous-même,

De ne pas ennuyer tous ceux qui  nous côtoient

Par un œil attristé, un trémolo de voix.

Nos erreurs peuvent être des sources de fou-rire,

Si nous-mêmes acceptons qu’elles fassent sourire

Et, greffant de l’humour sur un de nos ratés,

Savons avec chacun en voir le bon côté.

 

Ne nous lamentons pas. Nous sommes tous faillibles.

De notre propre humour soyons nos propres cibles.

La bonne humeur toujours triomphe des soucis,

Et sourire à la vie c’est lui dire merci…


Jacky Questel

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article
17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 19:48

     En ces années 40, Agnès est une petite fille turbulente et enjouée, dont les quatre cents coups font le désespoir de sa mère. Jeune veuve de guerre. Hélas, en grandissant, elle ne semble pas s'assagir. Il lui est impossible de se couler dans le moule qu'impose la société. Imaginez ! Elle préfère partir seule sur son vélo qu'aller aux fêtes foraines avec ses amies. Si sa mère arrive à lui donner un peu d'argent pour aller au cinéma, elle se précipite chez le libraire acheter un livre de poésie...

     Le temps passe. Devenue jeune fille, Agnès se marie avec un gentil garçon, Georges. Les enfants arrivent de suite, les difficultés aussi : le travail, la construction de la maison, des problèmes cruciaux d'éducation... De santé aussi, pour compliquer le tout. Pas le temps d'avoir des amis, par le temps de cultiver l'intimité du couple. Juste le temps d'assurer le quotidien ; heureusement, la famille d'Agnès est là pour donner un coup de main, l'aider à se modeler suivant les canons de la bienséance. Pensez donc !

     Agnès, par son non conformisme, pourrait déranger !

     De temps en temps, elle voudrait bien déployer ses ailes, essayer de s'envoler, ne serait-ce qu'un instant, et vagabonder au gré de sa fantaisie. Mais les barreaux de la cage sont d'autant plus solides qu'ils sont invisibles. Insidieusement, Agnès, petit à petit, se résigne ; elle n'est pas malheureuse, plutôt insatisfaite. Une faim en elle qui n'a jamais été comblée...

     Les enfants s'envolent, la retraite est là. Agnès retrouve un mari inconnu. Ils ont oublié de penser à eux. Ils ont lutté de toutes leurs forces, et sont maintenant face à face comme des étrangers. Pas d'amitiés extérieures, pas d'activités précises. Sans doute est-ce de sa faute, elle qui n'aime pas les bavardages de salon, les papotages, elle qui n'a jamais eu le temps de cultiver des relations. L'atelier d'écriture auquel elle participe ne comble pas ce vide ;

     A la mort de Georges, Agnès prend un gentil appartement que sa famille l'aide à installer en respectant les normes de convenance souhaitées par la société. Un appartement fonctionnel, impersonnel, comme tant d'appartements en ville ; les ailes d'Agnès semblent définitivement, irrémédiablement atrophiées. Seules ses peintures lui donnent un peu d'envolée ; seuls ses enfants, si loin maintenant, la qualifient d'artiste.     
     Mais Agnès vit. Elle estime qu'elle aurait bien tort de se plaindre ! Même si l'Agnès enfant qui sommeille si profondément en elle se réveille encore parfois. Sa vie stagne, s'enlise dans un quotidien morne, passif, résigné.

     Un jour pourtant, la visite d'une amitié lointaine mais fidèle lui découvre un nouvel horizon. Une personnalité hors du commun qui, par sa seule présence, fait voler en éclats les barreaux de la cage. De simples mots, d'intenses échanges ouvrent à Agnès une fenêtre insoupçonnée... Les propositions d'exposition de son amie lui donnent de nouvelles envies.

     Les ailes d'Agnès, sans même qu'elle le cherche, se déploient brusquement, claquent au vent de la liberté. Son regard se dessille, elle voit tout à coup avec des yeux nouveaux ce qui l'entoure. Son jugement se réveille et s'ouvre. Elle réalise à quel point elle a toujours accepté les principes de la société, et comme elle en étouffait ; cette nouvelle liberté qui s'éveille la transcende. Elle s'envole en plein ciel, dans l'incompréhension générale, les critiques plus ou moins voilées. Seuls ses enfants, malgré leur appréhension, la poussent à vivre pleinement ce qu'ils appellent déjà "sa vie d'artiste".

     Agnès est déjà vieille ? Elle risque de se brûler les ailes en volant vers le soleil ? Qu'importe ! Elle aura essayé de saisir sa chance. L'ivresse de la liberté est plus forte que toutes les prudences que l'on a voulu, tout au long de sa vie, qu'elle apprenne.

Aujourd'hui, Agnès vole en pleine gloire. Elle connaît les risques, mais le moment présent n'a pas de prix. Son moment présent s'appelle "LIBERTE".

Repost 0
Published by Jacky Du Béarn - dans Mes poèmes
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Jacky Du Béarn
  • Le blog de Jacky Du Béarn
  • : Ma région, mes passions, mes diaporamas, mes voyages, France, ville,
  • Contact

  • Jacky Du Béarn

Recherche